Chez Jirluin

Au bistro, 'Chez Jirluin', on parle de tout: de musique, de cinéma, des brèves de comptoir, etc... Entrez vite!!!!

05 juin 2008

LA BANDE A BONNOT

Aujourd'hui je vous propose une très longue note, veuillez m'en excuser et j'espère que sa lecture ne sera pas trop contraignante...

images

La vague de terreur anarchiste qui a fait trembler la France pendant les années 1890 semble bien lointaine en cette année 1911. D'ailleurs ce qui préoccupe le plus les gens, à juste titre, se sont ces tensions de plus en plus grandes avec l'Allemagne et qui ne laissent présager rien de bon. Les anarchistes, eux, ne sont plus très nombreux: juste quelques nostalgiques qui se réunissent dans les locaux d'un journal appelé « l'Anarchie » et que dirige un intellectuel russe Kibaltchiche et sa compagne Rirette Maitrejean ( Kibaltchiche deviendra plus tard célèbre lors de la révolution d'Octobre et comme penseur trotskiste sous le nom de Victor Serge ). Rirette Maitrejean est une jeune femme très jolie et douce qui s'est donné pour tache d'accueillir des compagnons anarchistes d'où qu'ils viennent sans leurs poser de questions. En ce mois de décembre 1911 on trouve donc plusieurs personnes aux locaux du journal:

bande

La bande à Bonnot

Callemin, dit Raymond la science, un intellectuel autodidacte qui prêche le « reprise individuelle », c'est à dire le vol de l'Etat et des bourgeois et de redistribuer ces richesse plus équitablement.

Il y a Carouy qui est bâti comme un vrai colosse. Il dépense ses économies pour acheter des oiseaux sur les marchés et leur rendre la liberté.

On trouve aussi le très jeune Soudy, surnommé par les autre « pas de chance » à cause de son histoire: il a été abandonné par ses parents à l'âge de onze ans, puis ensuite s'est retrouvé en prison à la suite de quelques bêtises où il contractera la tuberculose. Il est rempli de haine envers la société mais il adore les enfants de Rirette. Il les emmène souvent le dimanche se promener et leur achète des gâteaux en prenant soin de mettre des gants pour ne pas les contaminer.

Valet, un rouquin bien évidement surnommé « poil de carotte », est le plus effacé de la bande. Il y a Garnier qui est un beau garçon au type méditerranéen et au physique primaire. Il fait peur à tous ceux qui l'approche car on sent qu'il n'est pas comme les autres, qu'il peut être très dangereux.

Et enfin, le dernier a avoir trouvé refuge au journal: Dieudonné, que l'on peut presque qualifié de brave homme..... Tout ce beau monde parle, s'agite, débat mais heureusement personne n'a encore agit pour « la reprise individuelle », il manque un chef, un leader. Ce soir de Décembre 1911 quelqu'un frappe à la porte de « l'Anarchie » et Dieudonné va ouvrir:

« Je peux rentrer?

D'où viens-tu?

De Lyon.

Et pourquoi es-tu parti?

A cause des flics.

Ah! .... Entre! Quel est ton nom? »

L'homme regarde Dieudonné avec ses petits yeux gris perçants:

« Je m'appelle Bonnot, Jules Bonnot...... »

bonnot

Jules Bonnot

Jules Bonnot est né dans le département du Doubs en 1876 et enfant, il manifeste très tôt les plus mauvais penchants: c'est un garnement, un mauvais garçon. Cela s'arrange un peu lorsqu'il se marie et a un enfant. Mais tout tourne mal car à l'usine il fait du syndicalisme et milite avec les anarchistes et est rapidement renvoyé de toutes les places. Sa femme le quitte en emportant l'enfant. Cette fois c'est le point de non-retour, sa haine de la société est telle qu'il ne se promène plus qu'armé en ayant en tête qu'une idée: se venger par tous les moyens. En 1907 il travaille pour Berliet et son patron lui fait passer son conduire se qui est très rare à l'époque. Il y a peut-être en 1911 autant de gens qui savent conduire une voiture qu'il y a aujourd'hui de gens qui savent piloter un avion. Bonnot décide de quitter Lyon pour Paris suite à l'intérêt que lui porte la police lyonnaise, et décide de se rendre aux locaux de « l 'Anarchie ». Là, rapidement il va faire connaître son plan aux autres qui l'écoutent attentivement car c'est un précurseur: « D'abords, dit Bonnot, il faut être puissamment armés, et ne pas hésiter à tirer les premiers. On commence par tuer et on vole après. » Ensuite, et c'est là qu'est le génie, il décide de se servir d'une automobile. Il suffit d'en voler une et comme il sait conduire ils seront pratiquement invulnérables. Les policiers et les agents ne sont presque tous qu'en bicyclettes et à chevaux. Ils ne pourront pas les rattraper. Le plan est accepté, tous ces désoeuvrés plus ou moins révoltés vont devenir des bandits. La bande à Bonnot est rapidement constituée et va se rendre tristement célèbre.

Le premier coup a lieu le 21 décembre 1911 devant une succursale de la Société générale dans le 18éme arrondissement. Un convoyeur de fonds descend du tramway avec une sacoche remplie de 20 000 francs en titres. Il est abattu de deux coups de feu par un homme qui lui vole sa sacoche avant de s'engouffrer dans une voiture qui démarre immédiatement. Ses occupants de mettent à tirer dans tous les sens heureusement sans atteindre personne. C'est la première fois dans le monde qu'on se sert d'une automobile pour commettre une agression. Le lendemain, toute la presse parle de cette l'événement et des ces « bandits en auto ». Heureusement, le convoyeur, un nommé Caby est toujours en vit et parvient même à décrire son agresseur et à le reconnaître parmi des photos d'anarchistes: il n'y a aucun doute il s'agit bien de Garnier. Mais ce dernier reste introuvable malgré une descente de police dans les locaux de « l'Anarchie ». L'enquête piétine mais les bandits ne restent pas inactifs: le 10 janvier 1912, la bande pille une armurerie du boulevard Hausseman. Le 28 février, c'est un drame à grand spectacle qui va faire la une de tous les journaux. A sept heures du soir, une voiture descend en trombe la rue Amsterdam et heurte une femme devant la gare St Lazare, un agent siffle et la voiture accélère mais se retrouve coincée par un autobus. L'agent accourt alors que la voiture qui a de nouveau le champ libre redémarre, il saute sur le marchepied. Alors, calmement, l'un des passagers, que les témoins identifieront comme Garnier, tire trois fois sur le policier qui s'écroule et décédera quelques minutes plus tard. Dans les rues de Paris, c'est une vraie course-poursuite qui s'engage, mais Bonnot qui est un as du volant réussi à semer la police. Mais de nombreux témoins ont réussi à identifier formellement trois passagers de la voiture: le tueur-Garnier-, le chauffeur-Bonnot et un passager-Callemin. La police croit même avoir fait un pas énorme en arrêtant Dieudonné qu'un indicateur accuse d'avoir participé à l'agression du convoyeur. On le met en présence de Caby qui, bien qu'il ait déjà désigné Garnier, reconnaît cette fois Dieudonné comme son agresseur. L'arrestation de Dieudonné permet à la bande à Bonnot de manifesté une fois de plus son incroyable audace quand Garnier écrit au juge d'instruction, au chef de la Sûreté et aux principaux journaux la lettre suivante:

« Depuis que la presse a mis ma modeste personne en vedette, à la grande joie de tous les concierges de la capitale, vous annoncez ma capture comme évidente. Je vous déclare Dieudonné est innocent du crime que vous savez bien que j'ai commis... Je sais que cela aura une fin dans la lutte qui s'est engagée entre la société et moi. Je sais que je serai vaincu, je suis le plus faible. Mais j'espère bien vous faire payer cher cette victoire. »

bonnot01

Garnier

La bande à Bonnot continue ses tristes méfaits et ce 25 mars 1912 réussit son coup le plus audacieux et le plus sanglant. A huit heures du matin, une magnifique Dion Bouton roule à petite vitesse dans la forêt de Sénart. Soudain, trois hommes surgissent en faisant des signes avec leurs mouchoirs et le chauffeur de la voiture, intrigué, stoppe son véhicule. Il est immédiatement tué par une rafale de balles et son passager et gravement blessé. Trois hommes sortent des buissons et rejoignent les trois autres. Tous les six s'installent dans l'automobile qui prend la direction de Chantilly. La voiture arrive devant le siège de la Société générale, stoppe, quatre homme en descendent et s'engouffre dans la banque. Pas de sommation, les bandits vont droit vers le comptoir et tirent à bout portant sur les employés. Un est tué sur le coup, deux autres grièvement blessés. A l'extérieur, la foule curieuse et inconsciente commence à s'amasser. Un des bandits restés dans la voiture prend une carabine et tire dans le tas. C'est la panique la plus totale. Les quatre hommes ressortent de la banque avec l'argent et la voiture démarre en trombe. A Paris, c'est l'affolement, tout le monde craint pour sa vie. On croit reconnaître Bonnot et ses hommes à tous les coins de rues. Le président du Conseil, Georges Clemenceau, convoque le chef de la Sureté, Guichard, et lui déclare solennellement: « C'est assez de faiblesse. Il faut en finir. Vous connaissez les noms et les signalements des hommes de la bande. Vous devez les arrêter par tous les moyens! ». A partir d'avril 1912 le vent semble tourner. La police arrête un à un les membres de la bande, une dénonciation anonyme permet l'arrestation du jeune Soudy, l'homme à la carabine, celui qui avait tiré sur la foule à Chantilly. Une autre dénonciation permet d'arrêter Carouy puis Callemin qui fut dénoncé par sa maîtresse. Ensuite c'est le tour de Monnier, qui ne faisait pas parti de l'équipe de départ des locaux de « l'Anarchie ». Mais les principaux bandits: Bonnot, Garnier et Valet courent toujours et leur capture va être l'une des plus difficiles de toute la police française.

Renseigné par un indicateur, Mr Jouin le sous-chef de la Sureté se rend chez un soldeur d'Ivry, qui recèlerait de l'argent volé par les bandits. Accompagné de quatre inspecteurs, il visite la maison de fond en comble jusqu'au dernier étage où se trouve les chambres de bonne. Jouin ouvre une des portes et distingue une forme accroupie dans l'ombre à côté du lit. Il a juste le temps de crier: « Attention, il est armé.... ». Ce sont les derniers mots du sous-chef de la Sureté qui s'écroule, tué net d'une balle dans la tête. Dans la confusion qui s'ensuit l'homme parvient à se rendre dans une chambre voisine ou il surprend une femme terrorisée. Il lui met un revolver sous le nez en lui demandant de donner ses draps. Bonnot -car c'était lui, la femme le reconnaîtra formellement- parvient à s'échapper en nouant les draps ensembles et s'en servant comme d'une corde pour descendre dans la rue et s'enfuir une fois de plus. Et cette fois, il a tué un des plus haut policier de l'Etat.

A l'aube du 29 avril 1912, Guichard le chef de la Sureté, se rend accompagné de plusieurs inspecteurs, toujours sur dénonciation, chez un garagiste nommé Dubois. Il aurait abrité chez lui plusieurs membres de la bande. Dès qu'il voit les policiers le garagiste tire, mais cette fois les forces de l'ordre sont sur leur garde et tuent le garagiste en ripostant. Alors d'autres coups de feu partent du premier étage du garage. Un des inspecteur est tué, plusieurs autres blessés. A la fenêtre, les hommes aperçoivent le visage d'un homme. Les cheveux hirsutes, l'oeil dur, il tient un revolver dans chaque main. Tous l'ont reconnu: c'est Jules Bonnot. La fusillade dure des heures. Le préfet Lepine vient en personne diriger les opérations et il est accompagné d'une véritable armé: des pompiers, des soldats et des gardes républicains. A midi, il décide de dynamiter la maison. Devant la foule de curieux venu pour voir la mise à mort de Bonnot, les deux premières tentatives échouent. A la troisième, la maison vole en éclats, c'est l'assaut général. On découvre Bonnot criblé de balles et agonisant, roulé dans un matelas. Il s'est tiré deux balles dans la tête et mourra en arrivant à l'Hôtel-Dieu. Quelques minutes avant sa mort, il avait griffonné sur un bout de papier, au crayon d'abords puis, quand la mine s'était cassée, avec son sang, le message suivant: Dieudonné est innocent.

Bonnot est mort, mais c'est n'est pas fini de la bande à Bonnot car Valet et Garnier courent toujours. Et c'est là l'épisode le plus sanglant, le plus dramatique de toute cette affaire. Le 13 mai 1912, Guichard apprend que dans une maison de Nogent-sur-Marne, il y a une femme qui habite avec deux homme qui ne sortent que la nuit et ne semble exercer aucun métier. Le 14 cinquante inspecteurs cerne la maison. Deux hommes sont en train de jardiner et dès qu'ils aperçoivent les policiers ils rentrent précipitamment et commencent à tirer des fenêtres faisant là encore des morts et des blessés. Cette fois Garnier et Valet sont pris au piège. Le préfet Lepine et le chef de la Sureté Guichard arrivent. Ce qui se passe n'est plus une opération de police mais une véritable opération de guerre: autour de la maison il y a trois cents gardien de la paix, une dizaine de chiens policiers, huit cents hommes de troupe dont un bataillon de zouaves qui, installé sur un viaduc de chemin de fer, projettent sur la maison d'énormes pierres. D'autres creuse des tranchés et mettent des mitrailleuses en batterie. La fusillade dure toute la journée.... La foule grossie, attirée par l'odeur du sang et de la poudre. La fin de la bande à Bonnot est pour ces gens un spectacle et, la nuit arrivant, on voit débarquer les élégants et les élégantes. Les femmes en robes longues et les hommes en habit se passent des jumelles pour essayer de voir ceux qui les ont fait si peur.

Il est minuit, et le préfet Lepine se rendant compte que le spectacle devient indécent décide d'en finir comme avec Bonnot. C'est à dire de faire exploser la maison. Cette fois l'opération réussit du premier coup et les mitrailleuses se mettent à crépiter en même temps tandis que les chiens sont lâchés. Quand les policiers se rendent sur place, ils ne découvrent que deux corps déchiquetés. C'est fini, la bande à Bonnot n'existe plus.....

Le procès des survivants s'ouvre le 3 février 1913 et le Tout-Paris s'est déplacé pour dévisager ces hommes qui ont terrorisé la France pendant des mois et qui sont alignés sur le banc des accusés: Carouy, Soudy, Monnier, Callemin, Dieudonné. Côté d'eux figurent les patrons du journal « l'Anarchie »: Rirette Maitrejean et Victor Kibaltchiche. L'accusation soutient une thèse complètement absurde et totalement inattendu: le chef de la bande à Bonnot n'est autre que...... Rirette Maitrejean. En effet, les locaux du journal étant à son nom, elle serait le chef de cette association de malfaiteurs.... Le 27 février 1913 le verdict est rendu dans une atmosphère survolté: Rirette, qui s'est défendue avec énergie et ardeur contre cette accusation stupide est acquittée. Son compagnon est condamné à cinq ans de prison. Une fois sa peine purgée, il retournera dans sa patrie, la Russie, et prendra une part active à la révolution. Carouy, condamné aux travaux forcés à perpétuité, n'a pas voulu de cette demi faveur. Il s'est suicidé le lendemain en laissant un mot: « N'ayant jamais connu les joies de l'existence, je quitte sans regret le monde des atomes ». Les quatre autres accusés: Soudy, Monnier, Callemin et Dieudonné sont condamnés à mort. A l'annonce du verdict on voit Callemin se lever. Très pâle, il se tourne vers les juges et leur dit d'une voix forte: « Je suis coupable c'est vrai, mais Dieudonné est innocent. C'est Garnier qui a tiré sur Caby! ». Cette déclaration jette beaucoup de doute dans les esprits. Déjà Bonnot agonisant avait laissé un mot pour innocenter Dieudonné et Caby avait tout d'abords reconnu Garnier comme son agresseur avant de se raviser et d'accuser le même Dieudonné. Tout cela est troublant mais il est impossible de réviser le procès sauf sur vice de procédure mais il n'y en a pas eu. C'est pour cela que le président de la République accorde sa grâce et commue sa peine en travaux forcés à perpétuité. Il sera libéré vingt ans plus tard suite à la campagne de presse animée par le journaliste Albert Londres.

Les trois autres condamnés à mort eux ne sont pas graciés. Le 21 avril 1913 à quatre heures du matin la guillotine est dressé dans le froid et la pluie. De nombreuses personnes sont présentes, quelques centaines environ. Soudain, la voiture noire apparaît entourée d'un peloton de gardes républicains. Elle s'arrête, Soudy sort le premier et chante « Salut, ô mon dernier matin ». Monnier lance: « Adieu à vous tous, messieurs, et à la société ». Quand à Callemin, dit Raymond la science qui descend le dernier, il se tourne vers les badauds et leur jette:  « C'est beau, hein, l'agonie d'un homme? ». Le couperet qui tomba trois fois mit fin définitivement à la bande à Bonnot.

L105xH150_L105xH150_Le_Petit_Journal___Bonnot_58c3d_80242

Posté par jirluin à 23:19 - PASTIS: Les grandes énigmes de l'histoire - Commentaires [5] - Permalien [#]

Commentaires

    [Bravo]très bien raconté, presque conté... Passionnant !

    Posté par Princessetorchon, 06 juin 2008 à 09:18
  • un récit bien ficelé, bravo ! cela me rappelle qu'il y a presque 20 ans, en allant prendre mon métro à Jules Joffrin (18ème arrdt), la station avait été recouverte d'affichettes marquée "Bonnot". Mais attention, quand je dis recouverte, il n'y avait plus un espace de libre, les "anarchistes" parisiens 'ou nostalgiques) avaient bien préparé leur coup...[vieux]

    Posté par Encore Père Aimé, 06 juin 2008 à 09:34
  • sacré équipe

    il y a peu j'avais encore le double volume "histoire de l'Anarchie" de Jean Maitron.
    Merci pour ce petit bout d'histoire. Moi qui ai un faible pour les anarchistes illégalistes.
    Je recommande d'ailleurs le livre "l'Anthologie de la subversion carabinée" par Noêl Godin (l'entarteur). Très bon panorama des fouteurs de merde à travers le monde.

    Posté par choule[bnkr], 06 juin 2008 à 11:55
  • Réponses

    @princessetorchon: Merci beaucoup !!!

    @Père Aimé: "La bande à Bonnot" malgré leurs actes reste assez populaire car elle fait partie du folklore. Mon prochain post dans ce style sera sur "casque d'or".

    @Choule: Moi je les aime bien les anarchistes...

    Posté par jirluin, 06 juin 2008 à 15:20
  • mon arriére grand père a eté tuer par la bande à Bonnot, je crois annéé 1910- 1911 à Lyon sur le pont de Saint Clair son nom est Auguste Maréchal
    Ma grand mère avait le progrés de Lyon sur cet événement. je n'ai jamais retrouvé ce journal ce fut le jour du vol de la paye des ouvriers de Marius Berliert construteur de camions et voitures.
    Bravo sur les commentaires.comment je peux faire
    pour avencer dans mes recherches

    Posté par jacqou, 17 février 2010 à 18:34

Poster un commentaire